Épilation laser : la douleur et les risques, dits franchement
Commençons par la réponse, puisque c'est elle que vous cherchez : une séance d'épilation laser se sent. Personne ici ne vous dira le contraire. La sensation la plus souvent décrite est celle d'un élastique qui claque sur la peau, très brève, répétée au rythme des impulsions. Elle est supportable, elle se règle, mais elle existe.
Et oui, il y a des risques et des contre-indications. Les voici, sans les enjoliver.
Le premier rendez-vous diagnostic est offert. On regarde votre peau et vos poils, on vous dit ce qui est possible et ce qui ne l'est pas, et vous repartez avec un protocole chiffré. Institut Epilzen, à Jupille, près de Liège. L'épilation laser · Les tarifs
Ce que vous sentez, zone par zone
La douleur ne vient pas de l'aiguille ni du contact : elle vient de la chaleur. Le laser envoie une lumière que la mélanine du poil absorbe, cette énergie devient chaleur, et c'est cette montée de température dans le follicule que la peau signale.
Conséquence directe : plus un poil est dense et épais, plus la zone se sent. Dans l'ordre, de la plus sensible à la plus discrète :
- La lèvre supérieure et le maillot : peau fine, follicules nombreux, terminaisons nerveuses proches. Ce sont les deux zones où l'on prévient toujours.
- Les aisselles : courtes séances, sensation vive mais qui passe en quelques minutes.
- Le dos et le torse : surface large, donc plus d'impulsions, mais peau plus épaisse.
- Les jambes et les bras : les zones les plus faciles, et souvent les premières à faire dire « ce n'était que ça ».
Un point qui change beaucoup de choses et dont on parle peu : la première séance est la plus marquée. Les poils sont à leur densité maximale. Aux séances suivantes, il y en a moins à traiter, et la sensation diminue avec eux.
Ce qui se règle, et ce qui ne se règle pas
Trois réglages travaillent sur le confort : la puissance, la durée d'impulsion et le refroidissement de la peau. Nos appareils combinent alexandrite, diode et Nd:YAG 1064 nm, ce qui permet de choisir la longueur d'onde adaptée à votre type de peau plutôt que de forcer sur une seule.
Ce qui ne se règle pas, en revanche, c'est votre seuil. Il varie d'une personne à l'autre et, chez une même personne, selon le moment du cycle hormonal. Il n'y a rien d'anormal à trouver une séance plus difficile que la précédente sur la même zone.
Ce qui aide vraiment : dire ce que vous ressentez pendant la séance, pas après. C'est ce retour qui sert à ajuster les réglages — pour cette séance et pour les suivantes.
Ce qui est normal après, et ce qui ne l'est pas
Normal, dans les heures qui suivent : une rougeur, une légère sensation de coup de soleil, un petit gonflement autour de chaque follicule — on parle d'œdème périfolliculaire, et c'est plutôt bon signe, cela veut dire que la cible a chauffé. Cela s'estompe généralement dans la journée.
Normal dans les jours qui suivent : des poils qui semblent repousser puis tombent d'eux-mêmes. Ils ne poussent pas, ils sont expulsés.
Pas normal, et il faut nous le dire : une cloque, une croûte, une zone qui reste douloureuse au-delà de vingt-quatre heures, une tache claire ou foncée qui s'installe.
Les vrais risques, et d'où ils viennent
Ils sont peu nombreux et tiennent presque tous au même mécanisme : la lumière du laser ne distingue pas la mélanine du poil de celle de la peau. Plus la peau en contient au moment de la séance, plus elle capte à la place du follicule.
De là découlent les trois risques réels :
- La brûlure superficielle, quand la puissance est trop élevée pour la peau traitée. C'est le risque que le choix de la longueur d'onde et un réglage progressif servent à écarter.
- Les taches — hypo- ou hyperpigmentation, c'est-à-dire des zones plus claires ou plus foncées. Elles sont le plus souvent transitoires, et elles sont nettement plus fréquentes sur une peau bronzée.
- La repousse paradoxale, rare, surtout décrite sur le duvet du visage et du cou : des poils fins stimulés au lieu d'être détruits. C'est une des raisons pour lesquelles on n'applique pas le laser au jugé sur un duvet clair.
Quand on dit non, ou pas maintenant
Il y a des situations où l'on reporte, et d'autres où l'on oriente ailleurs. Les annoncer au premier rendez-vous fait partie du travail.
On reporte si la zone a été exposée au soleil ou à l'autobronzant récemment, si vous avez épilé à la cire ou à la pince au lieu de raser (le laser a besoin du poil dans son follicule, pas d'une zone vide), en cas de lésion, d'herpès en poussée ou d'infection sur la zone, et pendant une grossesse — ce n'est pas un refus, c'est un report après l'accouchement.
On n'applique pas le laser sur un tatouage ou un grain de beauté, qui sont protégés pendant la séance.
On oriente vers l'électrolyse quand le poil est blanc, blond très clair ou roux. Ce n'est pas une préférence commerciale : sans mélanine, il n'y a rien pour absorber la lumière, et aucun laser n'y change quoi que ce soit. L'électrolyse traite le poil un par un par un courant, indépendamment de sa couleur — comptez en moyenne 8 à 18 séances espacées de 2 à 4 semaines, et environ 30 à 50 € la séance de 15 minutes sur le visage, à titre indicatif. Le détail est dans épilation par électrolyse : pour quels poils, et pourquoi.
Certains traitements en cours — photosensibilisants, rétinoïdes, anticoagulants, par exemple — demandent l'avis de votre médecin avant de commencer. Nous vous le dirons, mais nous ne décidons pas à sa place.
Questions fréquentes
Peut-on prendre un antidouleur avant la séance ? C'est une question à poser à votre médecin ou à votre pharmacien, pas à nous. Ce qui est en notre pouvoir, c'est le réglage et le refroidissement.
Combien de temps dure la sensation ? Le temps de l'impulsion, soit une fraction de seconde, répétée. Une lèvre supérieure se traite en quelques minutes.
Est-ce moins douloureux que la cire ? Les deux sensations ne se ressemblent pas : la cire arrache, le laser chauffe. Beaucoup de clientes trouvent le laser plus bref et plus tolérable, mais ce n'est pas une règle.
Combien de séances faut-il au laser ? Cela dépend de la zone, de la densité et de votre cycle pilaire. Le nombre vous est annoncé au premier rendez-vous, qui est offert — et pas au milieu du protocole.
Et la deuxième séance ? Parlons-en, parce que c'est là que beaucoup abandonnent : elle donne souvent l'impression que rien ne bouge. C'est attendu, c'est le creux du protocole, et ce n'est pas le signe que ça ne marche pas sur vous. Le laser donne une réduction durable et progressive de la pilosité ; seule l'électrolyse est définitive.
Le dire avant, pas après
Vous savez maintenant ce que vous allez sentir et ce qui peut arriver. Le reste se décide devant votre peau : le premier rendez-vous diagnostic est offert, à l'institut Epilzen, à Jupille près de Liège, avec Marie — plus de vingt ans dans l'esthétique et le médico-esthétique, et plus de 250 formations données à des professionnelles. Voir l'épilation laser ou consulter les tarifs.
